Pauleta vide son sac
Par la Rubrique Football
De Sports.fr
Quatre jours après un nouveau penalty raté face à Strasbourg (1-3), Pauleta, dans une interview accordée au quotidien Le Parisien, évoque la dégringolade du Paris SG, ses partenaires, l'éviction d'Halilhodzic et son avenir dans la capitale... L'attaquant parisien est au plus mal et ne le cache plus. A Marseille, Barthez attend toujours la décision de la Fédération marocaine qui se fait attendre. Enfin à Nice, en chute libre au classement, le président Cohen tape du poing sur la table dans l'espoir d'une réaction.
Saudade à Paris...
Pauleta s'élance face à Cassard... Deuxième penalty de rang raté.
Un deuxième penalty de rang raté à Strasbourg et Pauleta n'en finit plus de traîner son dépit sous le maillot parisien. L'attaquant portugais, plongé dans un mutisme quasi-total depuis des semaines à l'image de ces buts inscrits au Parc des Princes qu'il a choisi de ne plus fêter en réaction aux agissements des supporters, est sorti de sa réserve mercredi à l'occasion d'une interview accordée au quotidien Le Parisien. Et de toute évidence, l'Aigle des Açores est en pleine saudade. Acceptant de revenir sur son malheureux penalty de la Meinau, Pauleta ne fuit pas ses responsabilités mais tient à remettre les choses à leur place: "La saison passée aussi j'en ai loupé. Mais une équipe ne doit pas attendre des penaltys pour gagner un match. On a encore pris trois buts à Strasbourg..." Quant au prochain penalty accordé au PSG, Pauleta s'éclipsera: "Je laisserai faire un coéquipier plus en confiance que moi."
"Je déciderai de mon avenir en juin"
Nostalgique d'une équipe parisienne qui la saison passée possédait "trois ou quatre joueurs d'expérience qui possédaient une mentalité de vainqueur" aujourd'hui partis sous d'autres cieux, le Portugais n'hésite pas à pointer les insuffisances de ses coéquipiers: "Le groupe était fort sur le terrain (ndlr: la saison dernière). Cette année, le groupe est fort dans le vestiaire. L'ambiance entre nous n'était pas meilleure la saison dernière. Aujourd'hui, les résultats ne sont pas là. Les gars parlent beaucoup mais après, sur la pelouse, ce n'est pas ça." A bon entendeur...
Et trois semaines après le limogeage de Vahid Halilhodzic, Pauleta, bien conscient au passage que le club de la capitale joue désormais sa tête dans l'élite, n'imagine pas le coach bosniaque comme le seul fusible d'une situation aussi délicate: "Ce n'est pas uniquement de sa faute si on en est là. Tout le monde est responsable. Ce n'est pas bien qu'aujourd'hui certains le critiquent alors qu'avant personne ne disait rien." Au camp des Loges, le Lusitanien traîne sa mélancolie: "J'ai signé ici pour vivre des saisons comme celle de l'an dernier, pas comme celle-ci." Et évoque déjà les contours de son avenir: "Je déciderai de mon avenir en juin. Il me reste encore une année de contrat mais cette saison est difficile. On verra, ça dépendra aussi des ambitions et du projet du club."
OM: Barthez dans l'attente
Réunie mardi à Casablanca, la commission de discipline de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a décidé de jouer les prolongations en reportant à mercredi l'examen de "l'affaire Fabien Barthez", le portier marseillais étant accusé d'avoir craché sur l'arbitre à la fin du match amical entre l'Olympique de Marseille et le Wydad le 12 février dernier à Casablanca. Le club phocéen devrait donc savoir mercredi si la FRMF décide de transmettre le rapport de l'arbitre à la Fédération française. Dans ce cas, cette dernière sera habilitée à sanctionner le gardien international.
Selon la FRMF, ce report de 24 heures est dû à l'absence de certains membres de la commission et du fait que l'arbitre, Abdellah El Achiri, ne pouvait pas être convoqué le jour prévu. Mais certains mettent déjà en doute ces justifications. En début de semaine, du côté de Casablanca, on avait en tout cas prôné la voie de l'apaisement pour traiter dans le calme ce dossier.